Beaucoup de conférences, de colloques, de communications portent, depuis 2 ou 3 ans, sur le déclin de la valeur travail, auprès des jeunes bien sur !
Que de pleurs, de critiques, de lamentations en évoquant les anciens qui, eux, avaient le respect du travail bien fait. Les jeunes, surtout les diplômés, c’est-à -dire ceux qui n’ont pas trop de problème pour trouver du travail, se désintéressant de cette ardente obligation qu’est de se consacrer corps et âme à l’usine ou au bureau.
Sans rentrer dans des analyses fines de sociologue, essayons d’inverser la charge de la preuve.
N’est ce pas à l’entreprise à changer son organisation suivant les aspirations des nouveaux arrivants et non pas d’essayer de faire rentrer la génération Y dans le « tripalium ».
Si on regarde bien l’histoire de l’organisation des entreprises, celles-ci se sont toujours débrouillées, peu ou prou, pour adapter l’organisation du travail à ce qu’était capable d’accepter les nouveaux entrants. Il a fallu apprendre le travail ouvrier aux paysans, on a mis en place des ateliers ; il a fallu faire travailler des ouvriers, émigrés ou pas, sous la contrainte de la productivité, on a mis en place des chaines de montage ; il a fallu intéresser les masses des jeunes diplômés d’après-guerre à de nouveaux métiers et là se sont multipliés les groupes de projet, les task force, les réunions d’idées etc. …
Certes, je simplifie mais posons nous vraiment la question de ces jeunes gens et jeunes filles, plus diplômés que nous (en nombre), utilisant à merveille toutes les ressources du numérique et qui se voient accueillis dans des organisations conformistes et bureaucratiques qui ont au moins 30 ans d’âge.
Oui, je sais les 35 heures n’ont pas encouragé les choses.Â
Oui, je sais, le télétravail ne règle rien.
Oui, je sais, l’encadrement intermédiaire n’explique pas tout et cela agace les dirigeants !
Faisons des transformations que sont prêtes à accepter et à comprendre cette jeune génération. Faisons confiance. Faisons émerger des idées peut être baroques qu’il faudra utiliser mais qui correspondent bien à leurs besoins, à leur vision. C’est une des conditions pour leur faire comprendre les enjeux de la compétitivité aujourd’hui.
C’est nous qui nous adapterons à eux et pas le contraire. Essayons !



























Bonjour,
Article intéressant. Je vous recommande également celui-là , sur la même thématique : « Travailler plus,… pour ? »
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