A l’heure où l’open space s’est imposé comme une déclinaison pratique du travail collaboratif dans les entreprises. Un article du New York Times invite à une posture plus critique de ce mode d’organisation de l’espace collectif de travail. S’appuyant sur plusieurs travaux de psychologie, l’auteur souligne les effets néfastes en termes de concentration, de créativité et d’hostilité des travailleurs, que peut produire ce genre d’environnement générateur de bruit et de contrôle permanent.
Je vous livre cette semaine un bref aperçu de l’article de Susan Cain à propos des bienfaits de l’isolement sur la créativité dans le travail. L’article s’appuie sur plusieurs travaux de psychologues, et montre qu’une certaine introversion est bénéfique à la réalisation d’un travail sérieux et de qualité. La grande force du propos tient à l’équilibre de son argumentation, ni un brûlot, ni une apologie. Il prend ainsi à contre-pied les soit-disant vertus du brainstorming, du travail en équipe et de l’open-space et attire l’attention sur les conséquences générées par ces pratiques en termes de concentration, rendant les travailleurs hostiles et distraits. Les arguments de l’auteur sont également étayés par une étude réalisée par des consultants américains qui permet de prendre la mesure des effets néfastes sur la performance que peuvent avoir certaines pratiques du travail collectif. Au final, l’article tord le cou à toute une série de contre-vérités et rappelle que jouir d’un peu de liberté ainsi que d’un espace à soi, est tout bonnement indispensable à la créativité et à la réalisation d’un travail de qualité.
Bonne lecture à tous et bonne journée.
http://www.leblogidrh.com/wp-content/uploads/2012/02/The-Rise-of-the-New-Groupthink-NYTimes1.pdf



























