Nul besoin de présenter Vinci, Groupe de concession et de construction international du CAC 40. Sa réussite s’explique notamment par les efforts constants que le Groupe a su déployer pour continuer à se développer dans un contexte de forte évolution du secteur du BTP : internationalisation, concurrence croissante, apparition de nouveaux enjeux…  C’est en s’appuyant sur des convictions fortes aussi bien que sur une perpétuelle remise en question de ses pratiques professionnelles que Vinci saura faire face à ces nouveaux challenges.
Une réussite fondée sur trois convictions
1)     Un projet social et sociétal
La réussite économique sur le long terme suppose la poursuite concomitante un projet économique et d’un projet social et sociétal. Ce projet doit être approprié par l’ensemble des patrons locaux, sur tous les territoires. Il est donc primordial pour Vinci de faire connaître ce projet et de le diffuser à l’ensemble de ses collaborateurs.
2)     Une logique de développement enraciné dans les territoires
Vinci ne se veut pas un Groupe mais un réseau de PME/ETI. Il est en effet composé d’environ 2500 Business Units, dirigées par des patrons autonomes, responsables et transparents. C’est en effet en prenant le parti de la décentralisation que Vinci semble avoir trouvé  une manière efficace de « grandir sans grossir » : pouvoir doubler la taille du groupe sans risquer l’étouffement par excès de process et en conservant l’esprit entrepreneurial de ses hommes.
3)     Un patron porteur d’un projet
Trouver son positionnement de patron n’est pas toujours facile en arrivant à la tête d’un Groupe tel que Vinci. Xavier Huillard a compris en prenant son poste qu’être patron, c’est porter un projet, l’incarner et le défendre. Ensuite viendra le temps d’écoute et de négociation amenant bien sûr à faire évoluer le projet initial. Proposer puis écouter donc, pour aller de l’avant ensemble.
Ces principes sont au cœur de la réussite du Groupe. Mais loin d’être figés, ils doivent au contraire servir de matière à sans cesse retravailler et faire évoluer au regard des défis que rencontre aujourd’hui le secteur du BTP.
Des challenges liés à trois tendances qui s’accélèrent avec la crise
Une nouvelle donne internationale
Le déplacement du cœur économique vers les pays émergents où la croissance est la plus forte, représente un premier challenge pour le Groupe historiquement ancré en Europe. Il faut aller chercher de nouveaux relais de croissance, accélérer l’internationalisation des métiers, ce qui nécessite un savoir-faire mais aussi une compréhension intime des codes, cultures, habitudes de travail des pays où l’on veut s’implanter.
Pour se développer en Inde par exemple, Vinci laisse une grande marge de manœuvre aux BU, ceci afin de favoriser l’esprit entrepreneurial qui est une caractéristique du Groupe.  Les patrons sont ainsi autonomes dans la recherche de partenariats et de moyens.
La  part croissante des projets complexes
Le contexte actuel du secteur du BTP offre de nouvelles opportunités au Groupe pour se développer sur des projets complexes, avec plus d’amont dans la conception et le financement des projets, plus de clés en mains, et plus d’aval lorsqu’il s’agit d’assurer la maintenance et l’exploitation.
Mais cette évolution notable a des conséquences organisationnelles et culturelles : il faut permettre le développement de synergies opérationnelles, avoir le souci de déployer des centres d’expertise et de compétences. La culture de Vinci devra donc évoluer vers plus de collaboratif, notamment par le biais des avancées numériques. Â
La montée de la responsabilité sociale et environnementale
Face à la perception de l’opinion publique que le monde est instable et l’avenir incertain, l’entreprise doit jouer un rôle de stabilisateur social. Elle est donc invitée à agir de façon plus durable et responsable, plus respectueuse de l’environnement. L’un des principaux enjeux pour Vinci aujourd’hui réside donc dans la prise en compte de ces enjeux et la réussite du dialogue avec toutes les parties prenantes, le plus en amont possible des projets.
Un article rédigé à partir des propos de M. Huillard, PDG de Vinci, lors du 52ème petit-déjeuner IDRH


























