On est sûr que les collaborateurs de Nokia ont compris que leur entreprise est en crise… « Bravo l’artiste »  Stephen Elop, le nouveau président de Nokia, pour l’impact de sa communication en fin de semaine dernière ! Communication imagée auprès de ses équipes, abondamment relayée par la presse économique, s’appuyant sur l’anecdote celle d’un ouvrier sur une plate-forme pétrolière en feu en pleine mer du Nord. Devant l’incendie, ce dernier décide de plonger. « Dans des circonstances ordinaires, l’homme n’aurait jamais sauté dans l’eau glacée. Mais ce n’était pas des circonstances ordinaires [...]. Nous aussi, nous sommes sur une plateforme en feu », estime Stephen Elop.
Avec un constat violent sur les incapacités de l’entreprise à évoluer :« Nous avons raté toutes les grandes ruptures et nous avons perdu notre temps ».
Cet exemple nous indique qu’une transformation d’entreprise réussie doit s’appuyer sur une mise scène : la situation actuelle est elle un drame, une tragédie, ou une aventure ? quels sont les héros à respecter, les traitres à rejeter ? quels sont les combats à mener ?
La mise en scène, c’est d’abord le travail du nouveau dirigeant nommé pour redresser une entreprise. Et ses leviers d’action sont multiples :
- Caractériser la situation – ici, non pas dire « nos efforts engagés sont dans la bonne direction, les résultats sont plus lents à venir que ce que nous espérions » mais « si nous restons tels quels, nous sommes morts dans six mois »
- Permettre l’irruption du monde, de la concurrence dans la représentation mentale de l’entreprise – « nos concurrents ne nous prennent pas des parts de marché avec de simples terminaux, mais avec un éco-système »
- Qualifier les comportements à rejeter, ceux à développer – ici, « arrêter de penser à la place du client » ;
- Et bien sûr donner un cap stratégique… ici notamment l’alliance avec Windows
Stephen Elop a-t-il maintenant choisi la bonne stratégie pour l’entreprise, en s’appuyant sur Window 7 et non pas sur Android ? les experts n’en sont pas convaincus, si on en croit la chute du cours de l’action… réponse l’année prochaine à l’analyse des résultats (et à la stabilité en poste de M. Elop, s’ils ne sont pas au rendez vous !). Mais c’est une autre question !



























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